Envoûté par la danse au Kalamandalam

Un jour, un ailleurs n° 23

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S’arrêter dans le village de Cheruthuruthy sur la route de Trissur et pénétrer dans l’université du Kalamandalam, une université de grande renommée dans le monde des Arts du spectacle.

Dès la première salle de cours, se laisser envoûter par le rythme des Maddale, ces tambours traditionnellement réalisés en une pièce dans le bois des jaquiers.

Être ensuite impressionné par le sérieux et la constance de ces jeunes, qui tout au long de la matinée s’évertuent à atteindre la perfection sur leur Timila, ce tambour en forme de sablier du Sud de l’Inde.

S’abandonner à la fascination face à la rigueur et à la ténacité des adolescents du cours de Chenda, cet instrument à deux peaux qui accompagne le Kathakali et le Koodiyattam. Se laisser petit à petit emporter par le rythme soutenu des percussions jusqu’à en perdre toute notion du temps.

Tout oublier en restant ébahis devant la classe de jeunes garçons hyper attentionnés du cours de Mizhâvu ; un instrument en terre cuite qui servait à l’origine à recueillir l’eau et qui est essentiellement utilisé par la communauté Nambiar.

Être totalement concentrés avec les musiciens et, dans chacun de ces différents cours, assister au fascinant spectacle dans lequel le corps prend toute sa place. Ici, on joue toujours à mains nues, même sur les plus inconfortables et les plus durs des instruments. Cela nécessite, au préalable, de se former la corne des mains sur des tables en bois, durant des journées entières.

Suivre ensuite le cours de Koodiyattam, le plus vieux théâtre vivant de tradition indienne et se laisser griser par la fluidité des gestes et par la maîtrise impressionnante des corps. Les yeux participant, tout autant que les mains, à la féérie de cet art de toute beauté.

Suivre le cours de Kathakali, et être conquis par la virtuosité et l’adresse qui s’expriment tant par le regard que par la réserve.

Tomber définitivement sous le charme de ces danseuses en totale possession de leur art ; le Mohiniattam ou  » danse de l’enchanteresse ».

Être touché de voir qu’ici aussi on porte une attention particulière à la planète en utilisant de préférence des gourdes.

Découvrir ensuite la patience avec laquelle les élèves apprennent l’art du maquillage. Ne jamais oublier que dans le Kathakali, la séance de maquillage peut durer environ 3 à 4 heures.

Se diriger enfin vers le majestueux Koothambalam pour assister au Mohiniattam et au Kathakali, ces arts à la frontière de la danse et du théâtre, vieux de plus de cinq siècles.

Roulement de tambours, naissance des chants, et soudain se laisser envoûter par la danseuse qui pénètre sur scène. L’émotion est à son comble, se laisser maintenant emporter par les artistes d’un très haut niveau jusqu’à ne plus ressentir l’envie de repartir .

Par Nathalie

N’hésitez pas à laisser un commentaire, à partager une émotion, à livrer vos impressions…et si vous voulez découvrir le post précédent de cette série « Un jour, un ailleurs », RDV sur : https://nathjy.travel.blog/2020/11/19/a-lheure-de-la-passagieta/

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