Partie de pêche sur la mer d’Oman

Un jour, un ailleurs n° 26

Retrouvez chaque jour, une matinale déconfinée pour garder l’esprit ouvert sur le monde, en vous abonnant au blog. Pour cela, il suffit d’un clic sur le bandeau bleu tout en bas de l’article !

Dès l’aube, marcher sur la plage de Perumpally, dans les backwaters, au Sud du Kerala. Croiser un homme qui s’apprête à prendre la mer.

Sous vos yeux encore endormis, le regarder tirer son radeau sur la plage de sable fin. Visualiser les deux traces parallèles dessinées par les cordes sur le sable blanc.

Sur la droite, sentir la présence d’un observateur qui, lui aussi, semble scruter la manœuvre.

Voir un second homme muni d’un petit sceau qui arrive pour prêter main-forte au pêcheur qui se lance à l’assaut de la mer d’Oman.

Découvrir que l’homme au sceau veille à ce que le départ se déroule bien, surveillant les retours de vague qui peuvent être fatals lorsque l’on prend la mer sur ces frêles nacelles.

Remarquer que l’observateur se tient prêt à décoller au cas où.

Visualiser que l’homme pousse maintenant l’esquif vers la pleine mer. Se demander où l’homme va-t-il s’installer, le filet prenant presque toute la place sur la petite embarcation,

Assister au retour du collègue vers le haut de la plage tandis que le radeau part en mer.

Percevoir que l’observateur se ravise et choisit de rester là à contempler la mer.

Discerner le pêcheur qui, d’un bond agile, saute sur le radeau, dévoilant son reflet dans les sillons laissées par l’esquif.

Regarder l’homme à genoux sur le radeau qui peut désormais commencer à ramer.

Jeter un œil sur la droite ; le héron blanc attend maintenant le retour de la pêche.

Distinguer le pêcheur qui, assis à l’avant du rafiot, godille ferme. S’asseoir sur la plage, pour admirer les ricochets qui jaillissent de l’eau, sur la droite, à chaque coup de rame.

Être soudain sidéré par la vague qui soulève la brêle dans son élan. L’embarcation semble alors prête à décoller.

Tout comme le héron, balayer l’horizon du regard, être subitement étonné de ne plus apercevoir l’embarcation.

Après quelques secondes, discerner le haut du filet et le crâne du pêcheur qui émergent des flots.

Repérer le radeau qui surgit du bouillonnement de la vague. Admirer le pêcheur qui reprend la mer, paisiblement, dans une parfaite maîtrise des éléments, .

Être honoré d’avoir assisté à un tel spectacle, dès l’aurore, en compagnie d’un héron blanc. La journée promet d’être belle.

Admirer le marin qui peut maintenant commencer à déployer ses filets.

Entrevoir au loin les barques colorées d’un autre type de pêcheurs.

S’amuser du corbeau des sables qui a réussi à récupérer un poisson tout en restant sur le rivage.

Par Nathalie

N’hésitez pas à laisser un commentaire, à partager une émotion, à livrer vos impressions…et si vous voulez découvrir le post précédent de cette série « Un jour, un ailleurs », RDV sur : https://nathjy.travel.blog/2020/11/23/sasseoir-ecouter-contempler/

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Leycuras dit :

    Textes et photos reposantes !!soyons à l exemple du héron!!belle journée à tous !

    Aimé par 1 personne

  2. AMAL dit :

    récit calme mais passionnant,
    ça fait du bien la plage, comme ça, le matin, je sens la mer dans mes narines mmmm

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s