Marcher pour la liberté

Un jour, un ailleurs n° 31

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Déconfinée, masquée, filmée, floutée mais pas encore muselée ni enfermée, je choisis de marcher pour la liberté.

Une pause dans nos évasions quotidiennes pour aller battre le pavé de Paris en compagnie d’une foule immense.

Descendre en vélo, rejoindre la place de la République, trouver l’attestation qui convient, franchir les barrages de policiers…

Croiser toute sorte de personnes. Se fondre dans la marée humaine. Échanger avec certains, un peu déconcertés, qui manifestent pour la première fois de leur vie.

La situation est grave, la dignité humaine de certains citoyens est bafouée, nos libertés sont menacées.

Confinée, j’ai perdu, peu à peu, de vue le sens du combat. Confinée, je j’entrevois plus d’issue à la machine infernale qui se met en place chaque jour – délitement des services publics – mise à sac des administrations – maltraitance à l’égard des réfugiés – violence vis-à-vis de certains citoyens.

A peine déconfinée, je retrouve mon oxygène, je recouvre de l’énergie, je rejoins le collectif. A peine déconfinée, ma conscience me taraude, je retrouve mes interrogations incessantes. Pourrais-je encore me regarder dans la glace, le matin, si je les laisse faire ?

Dès l’enfance, je me suis toujours demandée comment des gens sensés, éduqués, cultivés, libres, adultes, ont-ils pu laisser le nazisme s’installer ?

Je ne peux imaginer qu’à l’avenir, quelqu’un se dise un jour : « si j’avais vécu à Paris en 2020, qu’aurais-je fait ? »en pensant que nous avions tous baissé les bras.

Aucune leçon de morale à travers ce post. Je connais la fatigue, elle m’assaille parfois. Je connais le découragement, il m’envahit aussi. Je connais la peur qui empêche soudain de sortir et de participer.

Je connais la frayeur qui fait, parfois faire demi-tour, quand on craint de se retrouver coincé entre des black-blocks et des policiers, redoutant tout autant les uns que les autres.

Mais, c’est plus fort que moi, quand ma conscience me démange, quand elle me signale avec force que nos libertés sont menacées, je ne peux m’empêcher d’aller battre le pavé pour retrouver l’espérance qui habite au plus profond de moi.

Par Nathalie

N’hésitez pas à laisser un commentaire, à partager une émotion, à livrer vos impressions…et si vous voulez découvrir le post précédent de cette série « Un jour, un ailleurs », RDV sur : https://nathjy.travel.blog/2020/11/28/arpenter-la-mogador-pleine-de-vie/

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Comme je te retrouve, ma chère Nathalie 🙂 A bientôt et toujours plus loin.

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  2. Amal dit :

    Oui, là ça craint vraiment, on ne se fait pas de film

    Aimé par 1 personne

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