Suivre le fil dans la Médina d’Essaouira

Voyages imaginaires, culinaires, sensoriels ou culturels… On campe le paysage, le personnage, le contexte… à vous de rêver et d’imaginer la suite…

A l’heure où la Médina semble encore plongée dans un demi sommeil, on distingue deux femmes qui sillonnent d’un pas assuré, l’une derrière l’autre, les ruelles étroites du quartier.

L’une est européenne, l’autre est souirie et toutes deux sont amies. Dès que les rues le permettent, elles discutent côte à côte, de tout et de rien, comme deux amies qui se connaissent depuis de nombreuses années et qui partagent tout sur leur vie.

Mais que peuvent elles bien chercher de si bon matin, en déambulant ainsi toutes les deux, dans ces petites rues pavées à demies endormies? Peut-être tout simplement à ne pas perdre le fil de la vie, si précieuse à leurs yeux? Ceux qui ont déjà arpenter les rues de la célèbre Essaouira savent qu’ici le fil est partout présent et qu’il est toujours possible de le rattraper. Fils de laine épaisse des tapis suspendus aux vieux murs…

Fils de soie ou de laine fine des plaids, foutas et autres étoffes accrochées sur les devantures des petites échoppes et toutes aussi colorées les unes que les autres

Fils entrelacés, fils noués ou tissés, laissant apparaître, au détour d’un étroit passage, des motifs géométriques aux multiples couleurs.

Fils des vêtements d’été et écharpes bigarrées. Fils chamarrés, fils enlacés ou fils emmêlés mais fils qui attirent nos regards émerveillés comme les fils conducteurs d’une vie bien remplie.

Fils des tentures ou fils des sacs de toutes tailles, de toutes formes, aux coloris chatoyants qui accrochent au loin le regard des promeneurs.

Fils de récupération détournés pour la création et qui redonnent une nouvelle touche de beauté aux vieilles rues de la Mogador. Fils de couleurs qui réaniment la vie quotidienne et suspendent le temps de ceux qui admirent les œuvres des artistes.

Fils tendus sur les clous plantés le long des murs de la cité pour préparer les bobines de multiples couleurs et dans lesquels chacun prend soin de ne pas s’emmêler en parcourant les rues étroites et souvent emplies de passants.

Fils bien rangés dans un magnifique dégradé de couleurs dans la petite échoppe du tisserand qui veille à ne jamais perdre le fil de la conversation.

Par Nathalie

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Amal dit :

    Merci pour ce bon feeling dans les rues d’Essaouira

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s