Derniers jours à Cochin…

Après avoir arpenté les rues de Fort Cochin durant des heures en compagnie de Johnson…

Après nous être étonnés devant les files de voitures qui attendaient chaque jour le bac pour rejoindre l’autre rive…

Après avoir essayé de compter les innombrables motos qui attendaient elles aussi pour prendre le ferry…

Nous avions aimé flâner sur le port de la péninsule Mattachari, le soir, pour contempler, aux côtés des indiens, les cargos et les grues sur le port naval juste en face du vieux Kochi .

Nous avions aimé nous perdre dans la foule au coucher du soleil et attendre, avec les habitants, que la féérie se déroule immanquablement chaque soir sur les eaux.

Nous avions adoré regarder les pêcheurs travailler inlassablement sur le port devant les allez-et-venues des énormes cargos.

Nous nous étions extasiés devant les péniches d’un autre temps.

Nous étions fascinés par cette côte de Malabar et par la péninsule de Mattancheri qui accueille l’un des plus grands ports indiens.

Nous avions particulièrement aimé le va-et-vient des barques multicolores.

Ces barques de pêche qui se lançent matin et soir à l’assaut des canaux puis de la mer.

Nous avions été sensibles au charme des filets étalés tout au long du port.

Nous avions particulièrement apprécié écouter les chants des pêcheurs qui reviennent de la pêche et travaillent tous ensemble dans la bonne humeur.

Nous nous étions amusés en regardant monter et descendre les contre-poids des filets chinois.

Nous avions été émus lorsque le soleil couchant vient lécher les eaux du port en se glissant entre les mailles des carrelets immenses.

Nous étions tombés sous le charme de ces grands carrelets chinois.

Nous avions adoré les tons pastels qui se déploient le soir sur les bateaux et sur les rives.

Nous nous étions complétement immergés dans cette ambiance à nulle autre pareille.

Nous avions été touchés par les regards et le savoir-faire.

Nous aimions ensuite flâner encore un peu dans les petites rues du Vieux Cochin, ces rues pleine de charme dans lesquelles on peut tomber sur la beauté la plus pure sans s’y attendre.

Nous avions effectué un petit arrêt dans une gargotte qui fleurait bon les années 70 et dans laquelle nous avions retrouvé quelques minutes durant une connexion avec le continent européen. Le cuisinier s’activait alors pour nous préparer un Matar Paneer dont nos papilles gardent encore le souvenir. Nous avions assisté aux allez et venues du cuisinier et des serveurs qui allaient chercher les légumes et les épices au fur et à mesure de la recette dans la petite échoppe voisine. Aucun doute, les plats étaient des plus frais.

Nous avions ensuite fait un arrêt dans une échoppe de rue garnie d’épices, de thé et de café, produits localement. Un pur moment de bonheur !

Nous avions enfin trainé encore un peu du côté de la place où les jeunes jouaient tous les soirs au cricket, à la mode indienne bien entendu.

Nous avions découvert les salles de lecture des journaux locaux dans les rues du Vieux Kochi.

Nous avions déniché une petite boutique dans laquelle s’activait une jeune femme fort sympathique. Voyant nos vêtements, avec beaucoup de talents, elle avait percé nos goûts pour le orange et le bleu et avait déployé tout son savoir-faire pour débusquer parmi les 100 coupons et rouleaux de tissus, ceux qui feraient pétiller nos yeux de désir et de bonheur. En deux temps et trois mouvements, elle avait pris nos mesures et dès le lendemain nous avions pu enfiler nos tuniques réalisées avec une parfaite maitrise par une charmante fée de Kochi.

Nous avions adoré rentrer chaque soir chez Edwin et Sheeba à Greenwood et déguster les excellents ananas keralais – les meilleurs au monde disait-on autour de nous-. Sheeba savait les découper avec technique et avec beaucoup d’amour en quelques minutes.

Nous avions adoré les échanges avec ces deux amoureux de la vie au regard pétillant de bienveillance.

Quel bonheur de recevoir leurs attentions chaque soir et chaque matin ! Quelle chance d’avoir bénéficié des conseils avisés de Sheeba pour dénicher des tuniques aussi colorées que celles qu’elle portait avec élégance ! Et quel honneur d’avoir eu la joie de déguster les petits plats sur la terrasse tout en haut de la maison.

Et puis le dernier soir, il nous avait fallu charger toutes les épices, les thés et les grains de café dans nos sacs à dos bien chargés et penser au retour vers notre quotidien parisien. Nous allions aussi et surtout ramener à Paris, une gamme infinie de souvenirs précieux de ces merveilleuses rencontres et de ces bons moments partagés.

Par Nathalie

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Merci à vous deux pour ce délicieux partage.
    🙏🤗🥰💖 Gros bisous affectueux de nous deux.
    Paul et Rania

    Aimé par 1 personne

  2. Amal dit :

    En bleu et orange, « j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur… »

    Aimé par 1 personne

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