Au revoir… et merci pour cette belle aventure humaine!

Chers lecteurs, ne prenez pas peur à la lecture du titre de cet article. Ce n’est pas le blog que je quitte, mais mon travail auprès des archéologues. Aussi, avec vous comme témoins, permettez-moi de m’adresser à eux, en remerciement aux plus de 400 messages qu’ils m’ont envoyé et à leurs nombreuses et touchantes attentions à l’occasion de ce départ.

Souvent entre deux trains, toujours entre deux appels ou deux e-mails, j’ai eu la chance de côtoyer pendant sept années les archéologues d’un célèbre institut de recherche. Vous savez ces personnes tellement passionnées qui, même si elles ne ressemblent pas vraiment à Indiana Jones, passent la plupart de leurs journées à gratter le sol inlassablement sous la neige, sous le vent glacial, sous la pluie ou sous le soleil mordant. Ils fouillent, cherchent, émettent des hypothèses, comparent, étudient les sols et les objets pour y déceler les traces de la vie, traces parfois infimes du quotidien, du climat depuis la nuit de temps pour nous aider à mieux nous connaître et chercher à toucher du doigt ce qui fait l’essence de l’Humanité. Mais revenons d’abord à notre rencontre…

C’était il y a tout juste 7 ans. Je me souviens encore du grincement de la porte de l’ascenseur de l’immeuble de la rue de Madrid, de l’odeur de la cire dans l’escalier et surtout de ce premier rdv en vue de mon recrutement. C’était il y a tout juste 7 ans, je ne le savais pas encore, mais ma vie allait basculer, pour quelques années, dans un grand tourbillon.

J’allais découvrir avec intérêt l’archéologie préventive et surtout j’allais rencontrer, pendant ces 7 années, des hommes et des femmes extraordinaires, et parmi eux, ceux qui ont tant donné pour que vive l’archéologie dans notre pays et qui continuent de lui consacrer une énergie colossale.

Dans ce tourbillon, j’ai vite compris que si je voulais tous vous rencontrer, vous les archéologues, il allait falloir beaucoup et souvent voyager. L’archéologie ne se laisse découvrir qu’en allant sur le terrain, pas derrière un bureau.

C’est ainsi que je me suis retrouvée certains matins dans des gares complètement perdues…

… seule à descendre d’un train sur le quai d’une gare perdue en pleine campagne…

…en cherchant la sortie tout en me demandant si quelqu’un serait là de l’autre côté de la gare…

Les paysages étaient souvent très chouettes et les collègues toujours au RDV à bord d’un véhicule aux couleurs rouges et blanches pour m’embarquer dans de nouvelles aventures.

C’est là que j’ai commencé à découvrir les chambres d’hôtel parfois très agréables….

…avec une jolie vue…

ou pas…

… et les hôtels parfois à moitié abandonnés…

Le soir, entre deux visites de bases ou de chantier, j’ai arpenté les rues des villes que je ne connaissais pas, à la recherche d’un resto où diner et parfois j’y ai fait de belles découvertes…

Le matin, j’ai pris des petits déjeuners parfois fabuleux et d’autre fois franchement limites, mais ça vous connaissez tous ce type de mésaventure, puisqu’elles font aussi partie de votre quotidien.

J’ai souvent couru sur des quais de gare pour attraper au vol un TGV, à la nuit tombée pour rentrer à Paris, après avoir essayé du mieux possible de prendre le temps de vous écouter tous.

D’autres fois pour rejoindre la gare, je me suis retrouvée coincée au milieu de la foule qui attendait le métro et je bouillais en imaginant que j’allais rater le train de 6 heures.

Le lundi matin à l’aube, je croisais souvent que le chat de Pierre qui surveillait la rue par-dessus la grille, alors que Paris était encore toute ensommeillée.

J’émergeais ensuite du métro à Bercy pour rejoindre la gare de Lyon et je réalisais qu’il n’y avait encore personne dans les rues habituellement si bondées en journée. J’étais heureuse d’aller vous visiter et cela me donnait le courage de me lever.

Tout au long des trajets au cours de la première année, je révisais mes classiques : qu’est-ce que la xylologie, une AO, un topo, un anthracologue, un palynologue, un AST, un DAST, un trou de poteau, une stratigraphie…

Certains matins, quand il fallait attraper le premier train pour rejoindre l’autre bout de la France, je laissais les premières traces de pas sur la neige fraîche et cela m’amusait. Puis je me disais que la journée allait être dure pour ceux qui continueraient de fouiller vaille que vaille.

En chemin, je mesurerais combien la campagne était belle quand on approchait des Monts du Mâconnais et je me demandais de quelle fouille vous alliez me parler aujourd’hui.

Combien de fois ai-je pesté parce qu’il n’y avait plus un seul vélib de libre pour rentrer le soir de la gare à mon appartement, après un long trajet en train. Et quand il en restait un seul, l’espoir mourrait vite d’un rapide retour, car l’engin n’avait plus de selle ou plus de chaîne.

Combien de fois ai-je embarqué, débarqué, couru, embarqué à nouveau ? Je ne saurais le dire, mais ça aussi vous êtes nombreux à l’avoir vécu et à le vivre encore.

Puis il y avait les jours ordinaires. Ceux où j’allais au bureau pour répondre à vos e-mails, toujours plus nombreux au fil des années ou pour échanger avec vous de longues heures au téléphone.

Bien souvent, j’ai cherché à vous montrer la lumière quand l’ombre se faisait trop dense.

Après quelques années, j’ai eu la chance de voir arriver une super collègue, quel plaisir!

Je ne savais pas encore qu’elle avait la capacité de provoquer des inondations telles que nous serions obligées de faire 150 km en taxi, faute de trains. Elle avait aussi le pouvoir de bloquer les trains par des éboulements et j’en passe et des meilleures… mais surtout, je ne savais pas qu’elle deviendrait une amie.

Malgré le risque non négligeable qu’elle fasse amerrir notre avion en plein milieu de l’océan, j’ai osé partir avec elle visiter les collègues en Guyane.

A deux, c’était quand même mieux…

Le soir avant d’aller dormir, on pouvait enfin prendre le temps, entre deux appels et trois e-mails, d’aller regarder le paysage.

…et de contempler le ciel.

Les réunions et rdv s’enchainaient entre deux décalages horaires, on était alors ravies de découvrir un panneau avec les heures, car il nous arrivait de ne plus savoir ni le jour ni l’heure, ni même comment nous nous appelions …

Il m’est aussi arrivé d’être soulagée en arrivant enfin en bas, tout en bas de la Guadeloupe, à Basse-Terre, pour apprendre que le chantier sur lequel je devais aller voir les collègues, dès le lendemain matin, était situé vraiment tout tout en haut de l’île !

Grâce à vous, j’ai eu la chance de faire toutes sortes de belles rencontres les plus variées et les plus étonnantes !

Je me suis aussi fréquemment demandée si je n’étais pas complètement perdue au milieu de nul part.

Grâce à vous, j’ai eu la chance d’aller déjeuner sur une magnifique plage pour fêter la fin d’un chantier et de découvrir que la mer était super belle même si je n’ai jamais eu le temps d’aller y piquer une tête.

A chaque retour à Paris, j’espérais être pour vous comme une bulle de savon qui s’envole et emporte avec elle les tourments et chasse les mauvais moments.

Au bout d’un certain nombre d’années, j’étais tellement immergée dans votre monde d’archéologues que je n’étais même plus surprise de croiser un dinosaure dans la gare d’Austerlitz. Le passé faisait maintenant partie de mon quotidien.

Souvent, à votre écoute, je réalisais qu’il fallait résister encore et toujours, même si ça me saoulait parfois. Je me disais alors que j’avais la chance d’exercer l’un des plus beau métier du monde, celui qui permet d’accompagner le mouvement de la vie ainsi que les hommes et femmes de ce monde. Alors je veux vous dire merci à vous pour toutes ces merveilleuses rencontres humaines et pour votre confiance.

D’autres jours, on était tellement découragées ou fatiguées en rentrant qu’on aurait pu avaler une tonne de chocolat pour compenser ! Et on l’a fait d’ailleurs. Ah ces petits goûters à bord des TGV !

A Paris, j’ai aussi eu la chance de croiser des belles personnes qui donnaient du sens au travail juste parce qu’elles aimaient passionnément ce qu’elles faisaient. Et elles étaient nombreuses !

Petit à petit, je me suis prise de passion pour l’archéologie et…

… j’ai passé une partie de mes week-ends à arpenter les musées pour en savoir un peu plus.

Certains matins pluvieux en partant au boulot, je me demandais « mais comment ils vont faire sur le terrain aujourd’hui ? ».

J’espérais alors que ceux qui n’allaient pas bien ne s’enfoncent pas encore plus dans les méandres du désespoir.

Je continuais inlassablement à chercher des traces de lumière en vous et autour de vous. J’avais soin de ne jamais perdre le fil de vos vies. Souvent j’ai cherché à raviver la flamme et toujours j’ai voulu vous transmettre de mon optimisme. Avec certains d’entre vous, nous avons dû bataillé ferme, traversé de sales moments, surmonté des épreuves, ressenti de profondes tristesses, gravi des montagnes pour tenter de retrouver le chemin du travail après de longues et/ou graves maladies.

Nous avons survolé le monde en nous mettant à son écoute en cherchant à comprendre, chacun avec nos moyens et nos méthodes, ce qui fait l’Homme et qui donne sens à l’Humanité.

J’ai aussi eu la chance de travailler avec Emmanuel pendant deux belles années et ensemble nous avons pu monter un beau projet de prévention. Pas mal de fous rire sont venu émailler tous les trajets fait ensemble et les heures à créer des PowerPoint sur les addictions !!

Sacrés fou-rire comme cette fois où alors que l’hôtesse de l’air annonçait dans les hauts-parleurs qu’il ne fallait absolument pas perdre son téléphone à bord de l’avion, le mien tombait justement et se coinçait alors sous le siège de mon voisin.

Voyager avec Emmanuel, c’était toute une histoire qui se terminait souvent par « mais où sont mes clefs ? » Sans oublier les petits-déjeuners du matin à bord des TGV bondés tandis que le paysage défilait à toute vitesse au-dehors. Combien de fois avons-nous couru pour attraper les trains à la dernière seconde ! Heureusement, Emmanuel veillait sur le temps et me rappelait souvent à l’ordre quand le moment du départ arrivait. Je voyais mon téléphone clignoter et les sms s’afficher les uns derrière les autres sur le mode : « Hou, hou, il faut partir, on va rater notre train ! ».

On a eu aussi quelques surprises, comme celle-ci, en arrivant en sandale et tee-shirt à Orly et en constatant, tout en en riant, qu’il faisait 40 degrés de moins que la veille au décollage de Pointe-à-Pitre.

Ensemble à Cayenne, nous avons réalisé que même si les chaînes ont été brisées, de nouvelles formes d’esclavage voyaient le jour un peu partout de par le monde et cela nous inquiétait.

Ensemble, avec vous nous avons cherché les meilleures solutions à vos difficultés et navigué dans les méandres parfois un peu nébuleuses de l’administration. Mais, ce que je retiens avant tout, c’est que vous êtes de belles et passionnantes personnes. Vous m’avez tant appris, chacun depuis votre poste ou votre fonction : techniciens, RO, spécialistes, administratifs, GMC, AT, AP, CSP…

Au fil du temps, j’ai toujours cherché à mieux comprendre ce qui vous animait dès que vous mettiez les pieds sur un terrain. N’était-ce pas pour y déceler, entre les pierres et les mottes de terre, les traces de notre humanité ? Mais quelle était cette connexion à la terre qui vous donnait l’envie d’en savoir toujours plus, mieux et de continuer à chercher malgré les difficultés?

J’ai aimé le ton passionné avec lequel vous me partagiez vos hypothèses, tandis que de mon côté j’élaborais, tout en vous écoutant, des hypothèses pour vous aider à vous en sortir de vos difficultés personnelles.

Je n’oublierai aucun de vos visages, aucune de vos voix, qu’elles aient été fragiles, étouffées, sensibles, ou à d’autres moments colériques, enragées, au bord des larmes ou en grands éclats de rire. J’ai aimé vous écouter des heures durant quand c’était nécessaire. J’ai aimé nos rdv réguliers, quand cela s’imposait, du fait de vos histoires de vie. J’ai aimé vous voir vous relever et reprendre votre envol quand les choses allaient un peu mieux.

J’ai aimé nos échanges par sms quand vous étiez trop découragés pour pouvoir parler. Ensemble, on cherchait alors où était votre issue de secours pour préserver l’avenir.

Parfois, il suffisait juste de vous faire regarder le monde sous un autre angle pour trouver une issue.

D’autres fois, il fallait sortir les bouées et les canots de sauvetage, et même pour certains larguer les amarres avant de reprendre la route ailleurs. Mais je peux affirmer que les rencontres étaient toutes riches et passionnantes, car pétries d’humanité.

Je n’oublierai pas nos échanges puissants et percutants sous une pergola, en Guadeloupe juste après le passage de l’ouragan.

Et cette impression d’un monde dévasté déjà en cours de reconstruction qui régnait aussi bien dans vos esprits que tout autour de nous.

J’ai même appris à monter des pentes si raides qu’elles avaient l’air d’être à la verticale ! Et sans caler le moteur, de peur de me retrouver tout en bas. On croisait les doigts avec Hélène pour que les freins ne nous lâchent pas au milieu de la pente…

Ce que je peux dire, c’est que le travail à vos côtés ne manquait pas de piment et que la vie défilait à plus de 200 km/h.

J’ai adoré les fois où j’ai pu vous voir à l’œuvre sur le terrain, à l’affût d’un changement de coloration, de dénivelé, pour percevoir ce qui animait les hommes et les femmes qui avaient occupé ce bout de terre il y a 100 ans, 2000 ans ou plus encore.

Certaines fois, j’ai pesté – je l’avoue – quand je ne retrouvais pas mon chemin car vos indications manquaient de clarté pour la novice que j’étais et que je m’égarais repassant sans cesse entre les mêmes lianes alors que j’étais quasiment arrivée.

J’ai aimé chercher la pièce manquante des mosaïques de vos vies pour vous aider à reconstruire votre quotidien et vous aiguiller pour reprendre la vie sur une meilleure voie, avec un peu plus de sérénité.

On s’est souvent rencontré dans des gares. Je m’étais d’ailleurs promis, en rigolant, que j’écrirai un jour le guide Michelin des troquets de gare dans lesquels on peut faire de bons entretiens de service social … Grâce à vous j’en connais maintenant un bon rayon dans ce domaine.

… d’autres fois nous échangions debout, cherchant un petit coin d’ombre pour pouvoir parler tranquillement.

Certaines fois, on se croisait dans le hall d’une gare, en prenant juste le temps de se transmettre les documents administratifs qui manquaient pour faire avancer votre dossier.

… et encore d’autres fois on abordait vos problèmes tout en faisant le tour du chantier.

Certains jours, il n’y avait pas de train et je devais attendre des heures sur un quai, en répondant au téléphone et en gérant alors mes e-mails depuis le tracker portable, vous savez, ce modèle de téléphone qui résiste à tout mais qui pèse une tonne dans votre sac à main !

Et d’autres jours, les trains étaient annoncés ici, puis là, puis annulés, puis finalement accessibles à la dernière minute !

Ces jours-là, on pouvait toujours compter sur notre bonne fée Amal pour trouver la solution qui nous permettrait de rentrer à Paris malgré tous les aléas. Elle arrivait même à faire décoller un avion annulé à l’autre bout du monde. Quelle puissance et toujours de bonne humeur, un vrai bonheur ! C’est vraiment grâce à elle que l’on a pu être aussi disponibles pour le service social car tous les aspects pratiques étaient gérés de main de maître ! Et ça c’est on ne peut plus précieux quand on veut avoir l’esprit disponible !

Les lundis matins, j’attendais les métros, encore peu nombreux à cette heure, en compagnie des rares parisiens déjà présents sur les quais : sdf, femmes de ménage, agents de sécurité…

… puis je me faufilais à bord du métro en espérant que le train ne serait pas annulé.

Là un TER…

… là des TGV qui ne faisaient pas toujours rêver, contrairement à ce qui était inscrit sur les vitres…

… je relisais mes notes, je préparais mes rapports et mes « to do » listes interminables, pour ne rien oublier.

Il m’est aussi arrivé de rester bloquée à l’entrée d’un quai parce que nous avions pris quelques minutes de trop pour discuter et je devais alors attendre…

…le train suivant dans des halls complètement déshumanisés. Et là je me disais que je n’oublierai jamais vos combats, vos conditions de vie, les hôtels en déplacement, les attentes dans les gares, les avions retardés entre la Guyane et la Martinique qui font que l’on arrive à pas d’heure à destination et que le stress finit par gagner.

Lors de certains trajets retour, j’ai croisé de magnifiques arc-en-ciel, signes d’espoir et signes qu’après les difficultés et la pluie, viennent toujours des jours meilleurs et le soleil.

Au cours de ces 7 années, des gares, je peux dire que j’en ai vu de toutes sortes, des plus vieilles aux plus modernes, des plus accueillantes aux plus complexes… à l’image de la vie sans doute. Je pensais aussi que je n’oublierai pas vos conseils, vos révoltes, votre rage de vivre, de fouiller et surtout votre acharnement à tout faire pour que votre travail soit reconnu à sa juste valeur, car il est essentiel à notre humanité. Je n’oublierai pas non plus ceux qui sont partis trop tôt, de différentes manières…

Bon, ok, des fois il m’arrivait aussi de rêver que je me trompais de train et que je me retrouvais alors à Milan pour faire une petite pause italienne mais ça finalement je n’ai jamais réussi à le faire !

I will never forget les glaces que nous avions mangées à l’heure de la pause déjeuner sur la terrasse d’une petite base du centre de la France…

Je peux l’avouer maintenant, je me suis souvent sentie toute petite devant votre savoir. Mais le soir, je rentrais le sac tellement chargé de toutes vos confidences et de tous vos tracas que j’avais alors l’impression de peser deux tonnes et d’être une géante en marchant sur les pavés de Paris.

Je me souviens aussi de cette soirée en arrivant gare de Lyon, j’avais eu une sensation étrange, il n’y avait plus personne…Je crois que c’était quelques jours avant le confinement…

Sur le quai de Bercy, nous n’étions que deux, une personne de chaque côté…

Après nous sommes restées quelque temps sans pouvoir nous revoir. On a appris à travailler autrement…

à télétravailler comme on dit aujourd’hui et on a gardé l’esprit d’équipe qui nous a permis d’avancer toutes ces années contre vents et marées…

Et quelle ne fût pas notre joie de nous retrouver à la sortie du confinement !

Voilà bientôt un mois que je suis partie. Vous m’avez énormément gâtée au moment de mon départ alors que j’ai tant appris de vous. Vous m’avez surtout révélé cette magnifique alchimie entre science, terre, culture et humanité… si précieuse !  Et puis la rencontre entre l’archéologie et les sciences sociales ça fait de belles étincelles . Cela a toujours été un grand honneur pour moi de faire votre connaissance et je suis touchée que vous m’ayez accordé votre confiance. Pour tout cela et pour tellement d’autres raisons, je voulais tout simplement vous dire MERCI ! MERCI ! MERCI!

Par Nathalie

8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. christine Le Noheh dit :

    Très émue par ton témoignage et ce parcours en images … que dire hormis merci !
    Je n’ai pas encore vraiment répondu à la question pourquoi je fais ce métier, mais depuis longtemps maintenant je ressors de temps en temps du fond de mes malles quelques auteurs, découvreurs, insatiables curieux et montreurs du monde, alors voici ces quelques mots de Saint-John Perse que j’aime plus particulièrement, comme une offrande à ton dévouement.
    « Hommes, gens de poussière et de toutes façons, gens de négoce et de loisirs, gens des confins et gens d’ailleurs, ô gens de peu de poids dans la mémoire de ces lieux, … ; flaireurs de signes, de semences, et confesseurs de souffles en Ouest ; suiveurs de pistes, de saisons, leveurs de campements dans le petit vent de l’aube ; ô chercheurs de points d’eau sur l’écorce du monde ;
    ô chercheurs, ô trouveurs de raisons pour s’en aller ailleurs,… »
    Extraits d’Anabase.

    Aimé par 1 personne

  2. Anonyme dit :

    Quelle belle série. De belles images et des points de vues (au figurer comme au propre) qui font du bien !
    Merci et bons vents
    Philippe

    Aimé par 1 personne

  3. Anonyme dit :

    Que d’émotions à lire ces lignes … Merci pour votre accompagnement dans faille ! Bonne continuation dans votre nouvel établissement
    A. Burgevin

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  4. Ta sensibilité, ton humanité, ton altruisme, ton engouement et ta foi en l’autre feraient jaillir des étincelles même de l’eau ma chère Nathalie ! Merci pour tout, merci pour tes partages touchants et émouvants. Rania

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  5. ALAIN dit :

    J’en suis presque arrivé à me dire que je n’ai pas eu suffisamment de soucis, qui m’auraient permis de te rencontrer plus souvent. Comme la flamme de Bachelard, il y avait, quelques étages plus bas, au fond, ce nid d’attention qui irradiait tout l’immeuble, et jusqu’au bout du monde comme tu l’as si bien illustré ! Merci pour tout ! Alain

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  6. Catherine dit :

    J’ai les larmes au yeux, Nathalie, en lisant ce message, illustré des photos qui sont comme du « mobilier » dans des US de vies^^… Mille merci encore pour votre aide, votre courage, toute la force que vous avez transmise, à moi et tou.te.s les autres ! bonne continuation dans le beau cadre du Louvre !
    Catherine

    Aimé par 1 personne

  7. jocelynmeurice dit :

    Tu es vraiment quelqu’un de formidable, ma chère Nathalie. Je suis tellement content de t’avoir rencontrée !!!!
    Bons baisers et toujours plus loin 🙂

    Aimé par 1 personne

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