Dhritman, chauffeur poids léger

Voyages imaginaires, culinaires, sensoriels ou culturels… On campe le paysage, le personnage, le contexte… à vous de rêver et d’imaginer la suite…

Dhritman a 42 ans et est chauffeur routier dans l’entreprise de M. Singh. Voici son semi remorque.

Bon, je conviens qu’il n’est pas très grand et il n’est pas tout neuf… mais pour faire des livraisons autour de Pushkar, il est parfait.

Je ne me lasse jamais de l’admirer, même si M. Singh lui consacre trop peu d’argent à mon goût pour la décoration, enfin je veux dire pour les éléments destinés à chasser les mauvais esprit et attirer la protection des dieux. Enfin, l’essentiel y est, et il est beau…

…sous tous les angles…

…prêt à prendre vaillamment la route, comme chaque jour. Je suis sûr que ce groupe de femmes vêtues de couleurs chatoyantes, en passant devant mon triporteur, l’ont trouvé très beau, enfin je l’espère… Allez, en route, je vous emmène avec moi, car M. Singh vient de me demander de prendre livraison de deux grandes fenêtres à la menuiserie, pour les livrer à Gagwana, à une trentaine de kilomètres, sur la route de Jaïpur.

C’est parti ! Attention à la touriste imprudente en train de prendre des photos, je me glisse avec aisance dans la circulation. C’est vrai qu’à vide, tout va bien. Mais quand je suis bien chargé, et que la route monte, c’est une autre affaire… ce n’est pas pour rien que mon prénom, Dhritman, signifie « patience » !

Voici la menuiserie. On charge, on attache bien et c’est reparti. Pour faire les trente kilomètres, il me faudra plus d’une heure… la route descend ! Pour le retour, ce sera deux heures, car ça monte et je serai de nouveau à vide, sinon cela pourrait prendre jusqu’à 4 ou 5 heures…

Sur la route, je croise un type qui fait un selfie. Nous autres indiens aimons les selfies de façon immodérée même dans des endroits aussi insolites que celui-ci…

Un peu plus loin, je fais une petite pause dans une gargote comme il y en a tant sur la route et déguste un thé servi avec quelques pakoras.

Je suis prudent car un peu plus loin encore, je rencontre quelques cochons à la recherche de nourriture.

En passant dans certains quartiers, j’ai bien l’impression qu’on ne travaille pas beaucoup ici !

Nous voici enfin arrivés sans embûches, garés juste après avoir doublé cette vache sans dommage. Tant mieux ! Ici, renverser une vache est synonyme d’ennuis sans fin ! On décharge, et c’est reparti dans l’autre sens !

Alors que nous arrivons aux abords de la ville, je me fais doubler par un camion qui me rappelle que je vis dans un pays merveilleux où l’on ne s’ennuie jamais !

Par Jean-Yves

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Amal dit :

    J’adore les histoires de voitures, trop bien !!!

    Aimé par 1 personne

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